Nobody's Home

Publié le par chendance

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Nobody’s Home

 

 

 

 

Nobody’s Home est une pièce de danse/vidéo/théâtre qui est en partie inspirée par « Voyage à l' Intraga » de Judit Kurtag et les œuvres de Sasha Waltz et Merce Cunningham.

Les méthodes chorégraphiques utilisées par Patricia Chen procèdent par une sorte de « téléphone arabe » du mouvement qui fait ressurgir des archétypes en évoquant l’imaginaire de l’enfance, la simplicité du jeu, le rituel quotidien et la folie ordinaire. Ce processus passe par une traduction du mouvement en mots, la matière textuelle ainsi obtenue étant transmise de la chorégraphe aux danseurs, puis retraitée selon la méthode des « cuts-ups» tirée des poètes « Beats » américains et enfin réinterprétée gestuellement , avec à chaque stade une perte de précision pour aller vers l' écriture individualisée d’une « partition. » Ensuite un travail d’improvisation structurée est exploité pour arriver à la forme finale.

Dans un paysage inquiétant qui montre le coté sauvage des structures faussement sécurisantes des agglomérations urbaines, les trois personnages évoluent dans une solitude interrompue par des contacts fugitifs et aléatoires. Traversée par des images d’exil, de voyage et d’une identité reconstruite à partir du contenu d’une valise, cette danse drôle et triste à la fois, s’exprime à travers un vocabulaire de gestes singuliers et expressifs qui contiennent le résidu des mots et des rêves. Ou quand Buster Keaton rencontre David Lynch.

Perchés au seuil du foyer familial comme au bord de l’abysse, ces fantômes/clowns nous incitent à regarder de plus près : Il y a de la lumière, mais il n’y a personne à la maison.

 

 

 

 

Nobody’s Home is a dance/video/theater piece which is in part inspired by “Voyage to Intraga” by Judit Kurtag and the work of Sasha Waltz and Merce Cunningham.

The choreographic methods used by Patricia Chen proceed by way of a sort of game of “telephone” applied to movement – a process which involves translating movement into words, transmitting the resulting texts to the dancers, the use of “cut-up” techniques invented by the American Beat poets, oral transmission and then reinterpretation through gestures, going with each step away from precision and moving toward an individualized “score.” Structured improvisation of the material is then explored before finally arriving at the final form.

The result is a collection of quirky archetypal images which spring from and evoke childhood, simple games, everyday ritual and ordinary madness. The piece’s three characters move through a disturbing landscape which exposes the savage side of the urban structures which offer us a false sense of security. They go about their business in a solitude which is only occasionally interrupted by fleeting, accidental contacts. Crisscrossed with images of exile, voyages, and the idea of rebuilding one’s identity from the contents of a suitcase, this dance, at once funny and sad, is expressed through an idiosyncratic language of movement in which the residues of words and dreams mingle. It’s Buster Keaton meets David Lynch. Poised on the threshold of the family abode as if on the edge of the abyss, these ghost-clowns implore us to take a closer look. The lights are on but nobody’s home.

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